
Oraculum Samaelis
MANIFESTE ARTISTIQUE

FICHE D’EXPOSITION
Titre de l’œuvre : Oraculum Samaelis
Auteur : Samael Magnum
Technique : Sculpture numérique
Dimensions : Équivalent A3
Applications : Autodesk, Inc. [Modélisation et sculpture numérique] – Spline, Inc. [Rendu et immersion]
Date et lieu : Mai 2025, Bogotá DC - Colombie
Description :
Oraculum Samaelis est une sculpture interactive évoquant un artefact organique d’origine très ancienne. Sa surface incorpore le Braille en tant que langage marginal et secret, disposé selon une composition cryptée. En son centre, un œil hypnotique émerge, symbole de connexion extrasensorielle. L’œuvre défie la notion traditionnelle de dispositif spirituel, reconfigurant la planche en une extension psychotronique de l’inconscient, entre les mains expertes d’un non-voyant transhumain.
MANIFESTE ARTISTIQUE DE L’ŒUVRE
ORACULUM SAMAELIS
Sonetum
In tenebris profundis, ubi silentium regnat,
Lux abscondita, ab omni visione fugens,
Samael, oculis clausis, veritatem quaerit,
In obscuro, lumen ipsum se invenit.
Per viam medium, inter umbras et sonos,
Verba non audita, sed sentita, resonant,
Oraculum Samaelis, animae illuminans,
Mente confusa, claritatem affert.
Lux in umbra latet, sub tegmine occulto,
Et in silentio, verum se revelat,
Samael, in caligine, suam viam invenit,
Ab abyssus ad lucem, iter suum vivit.
In hoc oraculo, ubi lux non est regina,
Samael videt, ubi alii non vident.
NARRATION SYMBOLIQUE
Sous la surface tendre et muette d’une section de chair porcine, se déploie une composition mystique en code Braille. Samael Magnum, artiste des ténèbres, sculpte un artefact tactilo-mystique : une réinterprétation étrange et organique de la planche spirite. À travers une diagrammation en Braille disposée sous forme cryptée, traversée de broches rituelles, le corps de l’animal mort devient canal médiumnique, réceptacle de la philosophie occulte.
Au centre de la planche, un œil porcin surgit. Il ne regarde pas : il absorbe. Oraculum Samaelis n’est pas une œuvre à lire, mais à effleurer du bout des doigts, comme autrefois on interrogeait les entrailles par l’anthropomancie. Ici, point de révélation divine, ni de ferveur occultiste — seulement la certitude tactile d’une lucidité née dans la nuit éternelle de son auteur.
À la croisée de l’art charnel, du rituel post-anthropocentrique et de la sculpture interactive amplifiée par l’intelligence artificielle, l’œuvre remet en question les hiérarchies perceptives et propose une spiritualité sans lumière, où les interprétations de la vérité, peut-être, resplendissent depuis le vide du métavers.